Pleine Conscience

MÉDITATION DE L'ATTENTION

UN ENTRAINEMENT DE L’ESPRIT

HISTOIRE DE LA PLEINE CONSCIENCE

Depuis les années 70, les pratiques méditatives et contemplatives intéressent la communauté scientifique occidentale en tant que possibilités de traitement.

Parmi elles, la Pleine Conscience (Mindfulness) qui trouve son origine dans les traditions philosophiques, religieuses et culturelles orientales, plus particulièrement dans le bouddhisme, et qui est avant tout une pratique, une forme d’entrainement de l’esprit plutôt qu’une mystique.

DÉFINITION & PRINCIPE

La Pleine Conscience, c’est le fait de «porter son attention d’une manière particulière, délibérément, au moment présent et sans jugement de valeur» (Kabat-Zinn, 1994) ou de «centrer toute son attention sur l’expérience présente, moment après moment» (Marlatt et Kristeller, 1999).

L’essentiel du travail consiste à se laisser entraîner par le bavardage de l’esprit (pensées, images, sensations…), à l’observer sans s’y identifier, plutôt que de chercher à l’éviter, à l’éloigner, à faire le vide dans sa tête.

L’attention est portée sur le ressenti non verbal, corporel et sensoriel. On tend à observer la nature des émotions, leur impact sur le corps et les comportements qu’elles déclenchent.

Conscience

INDICATION & RÉSULTATS

Aujourd’hui, les bienfaits de la méditation de Pleine Conscience sont vérifiés par plusieurs études dans différents troubles médicaux ou psychiatriques. Plus particulièrement, sur le stress et les symptômes qui lui sont liés, les douleurs chroniques, la dermatologie, les troubles respiratoires…

Cette action s’explique à deux niveaux par : le mécanisme de la régulation cognitive (moins de pensées négatives, de rumination) et par celui de la régulation émotionnelle (capacités plus importantes d’acceptation, de recul envers les émotions douloureuses). La relation aux problèmes qui peuvent empoisonner notre vie est modifiée.

Conscience

Christophe André (2010) évoque une “écologie de l’esprit” postulant que beaucoup de difficultés psychiques proviennent de stratégies inadaptées, fondées notamment sur le désir d’éradiquer la douleur par le refus ou l’évitement.

La Pleine Conscience présente un réel intérêt en tant qu’outil complémentaire aux différentes prises en charge médicamenteuses ou psycho-thérapeutiques.

DÉROULEMENT DES SÉANCES

Comme pour la méditation, nous pouvons pratiquer la pleine conscience en nous asseyant et en nous concentrant par exemple sur les sensations, les émotions ou les pensées qui se présentent à notre esprit. Un élément important est de ne pas les juger ou les commenter mais de les accepter et de rester spectateur. Nous pouvons porter toute notre attention sur les informations qui nous parviennent au travers de nos sens. Un support pour la séance de méditation (le souffle, des pensées, un son, le goût de la nourriture,…) permet de développer sa pratique.

Autre pratique, la méditation marchée permet à l’attention de se concentrer sur le mouvement du corps. Chaque pas se réalise alors en pleine conscience.

Les premières séances durent 20 minutes puis avec la pratique passer à 30 minutes.